La presbyacousie est la baisse d’audition liée au vieillissement de l’oreille interne. C’est la cause la plus fréquente de perte auditive chez l’adulte. Elle s’installe si lentement que la personne concernée est souvent la dernière à s’en rendre compte : ce sont les proches qui remarquent que la télévision est un peu forte, ou qu’il faut répéter.
Les premiers signes de la presbyacousie
- Vous entendez que l’on parle, mais vous ne comprenez pas tous les mots.
- Les conversations au restaurant ou en famille deviennent fatigantes.
- Les voix aiguës (femmes, enfants) sont plus difficiles à comprendre.
- Vous montez le volume de la télévision ou du téléphone.
- Vous avez l’impression que les autres « articulent mal ».
- Des sifflements ou bourdonnements apparaissent parfois (acouphènes).
Pourquoi l’audition baisse-t-elle avec l’âge ?
Dans l’oreille interne, des cellules ciliées transforment les sons en signaux nerveux. Avec les années, une partie de ces cellules s’abîme et ne se renouvelle pas. Ce sont d’abord les sons aigus qui sont touchés, ceux qui portent les consonnes (s, f, ch, t). Résultat : on entend la voix, mais elle perd sa netteté.
La presbyacousie touche les deux oreilles, de façon généralement symétrique. Elle commence souvent vers 50 ou 60 ans, plus tôt chez les personnes exposées au bruit, et progresse lentement. L’hérédité, le bruit accumulé au fil de la vie et certaines maladies (diabète, troubles cardiovasculaires) peuvent l’accélérer.
Pourquoi ne pas attendre
Une perte auditive non corrigée n’est pas qu’un problème d’oreilles. Elle pousse à éviter les repas en groupe, les sorties, le téléphone, ce qui favorise l’isolement. Elle demande aussi un effort d’écoute permanent, source de fatigue. Et plus le cerveau est privé de certains sons longtemps, plus il lui faut de temps pour se réhabituer à les entendre.
La commission du Lancet sur la démence a par ailleurs identifié la perte auditive non traitée comme l’un des principaux facteurs de risque modifiables de déclin cognitif. Corriger son audition, c’est aussi entretenir ses échanges et son cerveau.
Que faire si vous pensez être concerné ?
- Faites un bilan auditif : chez Soneos, le bilan de dépistage est gratuit (test à but non médical). Il permet de savoir rapidement où en est votre audition. Pour comprendre les différents tests, lisez notre article test auditif : lequel faire ?
- Consultez un médecin ORL (ou un médecin formé) : il confirme le diagnostic, recherche une autre cause et vous remet une ordonnance si un appareillage est utile.
- Essayez un appareil pendant 30 jours, sans engagement, pour juger dans votre vie réelle.
La presbyacousie ne se guérit pas, mais elle se compense très bien. Les appareils actuels sont discrets, souvent rechargeables et connectés, et le 100 % Santé permet de s’équiper sans reste à charge. Pour en savoir plus sur les mécanismes de la perte auditive, consultez notre page qu’est-ce que la perte auditive ?
Faire le point sur votre audition près d’Annemasse et de Genève
Nos audioprothésistes diplômés d’État vous reçoivent sur rendez-vous à Annemasse, à la Maison de santé du Perrier, et à Gaillard, à deux pas de la frontière suisse. Le bilan auditif de dépistage est gratuit (test à but non médical) et l’essai d’un appareil dure 30 jours, sans engagement. Pour prendre rendez-vous, rendez-vous sur notre page contact.
Questions fréquentes
À partir de quel âge commence la presbyacousie ?
Elle débute souvent vers 50 ou 60 ans, parfois plus tôt chez les personnes exposées au bruit. Elle progresse lentement et touche les deux oreilles.
La presbyacousie se soigne-t-elle ?
Il n’existe pas de traitement qui fasse repousser les cellules de l’oreille interne. En revanche, des appareils auditifs bien réglés compensent très efficacement la perte.
Quels sont les premiers signes de la presbyacousie ?
Comprendre moins bien dans le bruit, faire répéter, monter le volume de la télévision, trouver que les autres articulent mal. Les sons aigus sont touchés en premier.
Faut-il appareiller une presbyacousie légère ?
Si elle gêne votre quotidien, oui. Plus l’appareillage est précoce, plus l’adaptation est facile. Le bilan permet d’en parler sans engagement.

